Les z’ôtesses à l’université d’Evry

Lundi 13 novembre, l’année de la parité s’achevait à l’Université d’Evry, pour mieux continuer en réalité… L’occasion pour les 3 z’ôtesses de nous livrer un spectacle où le rire, mieux que des grands discours, permet de faire passer quelques constats grinçants sur le harcèlement des femmes dans l’espace urbain. Les revendications, bien senties, ont d’autant plus de force qu’elles sont habilement et très artistiquement clamées en chansons, reprises en chœur par le public.

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Le ton est volontairement cru et va crescendo. Lorsqu’ une des z’ôtesses répète à l’amphi « J’ai un périnée en béton armé », les femmes traduisent immédiatement : à quand un nombre suffisant de toilettes publiques réservées aux femmes ? La jeune fille qui rêve de beaux habits jaunes pour se rendre à une fête en transports en commun, et qui finalement adopte la panoplie  jogging-baskets-doudoune pour se fondre dans la masse… Faut-il ressembler à une « poubelle » pour ne pas se faire remarquer et éviter de se faire siffler par les hommes ? Est-ce le destin réservé à ces jeunes femmes, étudiantes sans doute, présentes dans l’amphi ? Ont-elles d’autre alternative que de se mettre sous la protection de « Saint-Firmin » lorsqu’elles prennent le métro ?  Et un grand éclat de rire salue la mise en scène des « corridors sexués » dans le métro, chantant en rythme « si sur mon popotin vient ta main, mon poing ira sur ton groin ».

 

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Au-delà du rire, grinçant, le malaise grandit, lorsque les z’ôtesses endossent les témoignages de femmes victimes d’attouchements, ponctués de « je l’ai bien cherché ». Les hommes, au-delà de leur rire, comprennent-ils que leur attitude est directement mise en cause ? Ils ne sont pas tous « comme ça », et à la fin de leur spectacle, les z’ôtesses rendent hommage à ceux qui viennent en aide aux femmes.  Heureusement.

 

Patrick Curmi salue le travail de Réjane Vallée, chargée de mission de la parité.

« Nous voulons que tous « les étudiant-e-s » de l’Université d’Evry acquièrent cette sensibilité à l’égalité femmes-hommes : c’est notre marque de fabrique. »

 

Au travers d’une large campagne de sensibilisation et d’information qui se déroula du 20 au 24 novembre 2017, les établissements de l’Université Paris-Saclay engagés sur la thématique du harcèlement ont mis en place diverses actions pour dire « Stop au harcèlement ! »


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